vendredi 7 août 2009

Longue radonnée autour du mont blanc

Tant qu’à habiter tout proche, pourquoi pas se payer une expédition de randonnée au pays du Mont Blanc?!? On part donc, du 2 au 6 août 2009, sacs au dos avec tout pour être en totale autonomie (faudra juste trouver de l’eau sur le chemin, parce que sinon on n’y arrive pas!) On a de la bouffe pour les 5 jours, des repas qui ne pèsent rien mais qui nourrissent… Au départ, on a 11 kg sur les épaules de Jess et 18 kg sur celles d’Étienne. Il faut dire qu’on n’a pas l’équipement le plus léger, mais un minimum de vêtements et de la nourriture choisie en conséquence. Le menu sans gluten pose quelques difficultés que nous avons résolues avec plus ou moins de succès… On part comme ça, plus ou moins entraînés, mais le moral y est et les jambes n’auront pas le choix de suivre!

Jour 1 – Praz-de-Fort (Val Ferret, Suisse) à Champex

Nous sommes partis vers midi vers Martigny, puis Orsières en train et en bus pour remonter le val Ferret jusqu’à Pras-de-Fort (1000m). La météo était bonne, malgré quelques nuages qui bouchaient la vue. Les orages de l’avant-midi étaient passés (ils nous avaient fait repousser le départ et écourter la journée prévue depuis la Fouly, sans grande conséquences…) Les sacs et les jambes sont lourds pour cette première journée. La marche en fond de vallée va très bien, mais la première montée vers Champex est pénible… Nous arrivons au camping à Champex (1450 m) vers 18h, il fait nuageux et il mouillasse… Souper sous l’abri du camping et dodo tôt!

Jour 2 – Champex au Col de la Forclaz

Il fait plus que nuageux. Nous sommes dedans, et n’en sortirons que lorsque nous monterons la tente, le soir venu… Jolie descente sur une route large jusqu’au plan de l’Au (1330 m) avant de prendre une longue et pénible montée vers l’alpage des Bovines (2000 m). Il fait moche, il pleut, bruine, on voit à 3 mètres devant nous… C’est dur sur les jambes et le moral est un peu fragile! On ne voit rien de la belle vue sur la vallée du Rhone et Martigny qu’on devrait avoir. Après un arrêt soupe à l’alpage, on redescend vers le col de la Forclaz (1550 m) où le camping nous attend… Ca se dégage en soirée et on aperçoit les premiers glaciers, celui de Trient et les premiers haut sommets du massif du Mont Blanc.

Jour 3 – Col de la Forclaz à l’aiguillette des Posettes (France)

Aujourd’hui, il fait un temps superbe. Quelques nuages, mais plutôt très beau! Nous descendons depuis le col jusqu’au fond de la vallée, près de Trient, avant de remonter vers le col de Balme (2200 m) qui fait la frontière entre la France et la Suisse et surplombe la vallée de Chamonix. La montée en « S » est très raide mais on la fait à bonne allure. On arrive au dessus des arbres et on devine la vallée du Rhone derrière, les sommets de chaque côté et le col devant, tout de verdure… Arrivée somptueuse au col, d’où la vue sur Chamonix et tout le massif, le mont Blanc en arrière plan est imprenable. Nous reprenons vers la droite sans redescendre directement du col et rejoignons le col des Posettes à 1900m. De là, nous remontons vers l’Aiguillette des Posettes (2200 m) et trouvons un camping (sauvage) avec une vue imprenable sur à peu près tout, des aiguilles rouges au glacier du Tour, Cham au milieux et le mont Blanc au fond, le lac d’Emosson derrière et le col de Balme de l’autre côté… Bref, après 8 heures de marche, repos!

Jour 4 – aiguillette des Posettes au Lac Blanc

On doit redescendre au fon de la vallée pour aller passer le col des Montets à 1400 m avant de remonter vers le lac Blanc. Gros programme, les articulations ne sont pas trop d’accord… Finalement, nous redescendons jusqu’à Montroc (1300 m) d’où on squatte une place dans le train vers Chamonix. On descend au Praz où on trouve un soupçon d’épicerie avant de prendre le téléphérique de la Flégère qui nous mène vers 1900 m. On a sauvé environ 500 m de montée, il en reste tout de même 450 jusqu’au Lac Blanc (2350 m). Il y a du monde, le soleil plombe et la vue est à couper le souffle… Pas un nuage à l’horizon. Nous montons un peu au dessus du lac où des sites de camping sont aménagés avec vue magnifique sur la vallée et les aiguilles autour du mont blanc. Nous passons quelques heures à observer les bouquetins qui semblent moins énervés que nous par cette rencontre et qui brouttent comme si de rien n’était… Et pis il fait chaud, on n’a pas de douche et on est collants. La baignade dans le lac (très froid) s’impose, pour un comme pour l’autre. On se permet même quelques brasses qui font le plus grand bien! On a droit au coucher du soleil derrière nous, faisant apparaître toutes les teintes de couleurs chaudes sur les sommets devant nous… et enfin au lever de la pleine lune, sur un ciel sans nuages, juste à gauche de l’aiguille verte. Wow!

Jour 5 – Lac Blanc à Planpraz

Au menu : traversée au pied des aiguilles rouges pour rejoindre les hauts de Chamonix. On rejoint tout d’abord rapidement l’Index, le télésiège qui part de la Flégère, avant de s’aventurer dans une difficile traversée de pierrier et une montée raide vers le col de la Glière. Le soleil tappe, c’est dûr! Il fait chaud perdus au milieu de ces rochers sous le soleil de midi… L’arrivée au col, point culminant de notre randonnée à près de 2500 m est une belle victoire. On a une vue sur « l’autre côté » derrière les aiguilles rouges… Le panorama est toujours aussi somptueux, dans un ciel toujours sans nuages. On rejoint ensuite le col du lac Cornu en contournant l’aiguille Pourrie, puis on entame la descente vers Planpraz (2000 m) d’un bon pas, le soleil tape toujours mais l’arrivée prochaine motive! Nous redescendons par la télécabine histoire de s’épargner les genoux… arrivée à Chamonix vers 16h… Petite épicerie, souper relax dans un parc avant de reprendre le train vers la Suisse et Lausanne où nous arrivons vers 21h30…

On a passé un superbe 5 jours, dans un cadre magnifique à suer plus qu’à notre habitude… On a un peu plus mal partout, mais aussi plus de muscles et moins de gras! Si c’était à refaire? Pas aujourd’hui, mais certainement bientôt!

lundi 22 décembre 2008

Un vidéo pour nos copains...

Salut tout le monde!

Nous avons passé les derniers jours encore une fois très occupés, entre autres à faire du roller à +10°C pendant que vous subissez une nouvelle tempête de neige (pour ceux qui sont au Québec...).

De notre côté, c'est un peu plus les vacances que la dernière fois, quoique j'ai pas mal de travail à faire encore... Et puis ma gang de Landry-Désy arrive demain en soirée, donc demain commencent un peu plus les vacances.

Vous devez encore trouver que je n'ai pas beaucoup écrit ces derniers temps... C'est vrai. C'est que parallèlement à nos jobs, travaux et autres occupations, nous avons mis nos efforts artistiques à produire un petit vidéo que voici pour nos amis Olivier et Chantal qui sont repartis pour le Québec au début du mois... Voici donc ce que ça a donné!
A bientôt!
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samedi 13 décembre 2008

Toujours aussi vite!!!

Enfin, samedi matin, c’est relaxe, je me suis levé tard et j’ai presque assez dormi (j’aurais pris au moins 16 heures de sommeil, mais 12 heures me conviennent tout de même…) Encore une semaine de fou, une semaine qui a passé à la vitesse de l’éclair, une semaine qui était en fait l’avant-dernière de la session… Complètement malade! J’ai pas vu le temps passer, mais alors là pas du tout!

Cette semaine où Jess était absente, elle a été aussi vite que les autres, avec autant de travaux et de temps passé à l’école, mais avec en prime quelques petites tâches ménagères à accomplir de plus que d’habitude parce que ma blondinette était absente. Elle est allée se faire chauffer le toupet en Tunisie la belle Jess. Et pis c’est grand un appartement! Faut s’en occuper, c’est comme un animal de compagnie : si tu ne lui donnes pas un peu d’attention de temps en temps, il est de moins en moins accueillant et… il pue! C’est comme si il ne voulait plus de toi!

Et puis hier c’était notre journée bimensuelle de lavage. Ici, il y a une laveuse, et une « sécheuse ». Un jour par deux semaine, la concierge en dépose la clef dans notre boîte aux lettres et on doit lui rendre la clef avant le lendemain matin. Déjà que ça fait une contrainte parfois dérangeante d’avoir à faire le lavage toujours un vendredi sur deux, on se fait vraiment %?&W/$%! avec la sécheuse. C’est une pièce de environ 10 pieds par 10 pieds avec sur un mur un gros déshumidificateur qui souffle un courant d’air et est supposé condenser l’humidité. Et puis il y a au plafond une dizaine de cordes à linge sur lesquelles on étend les vêtements. Laissez-moi vous dire que quand on a 4 brassées, on se fait bien suer à optimiser le positionnement des morceaux de linge pour que tout soit sec avant d’aller au lit. J’ai passé mon après-midi d’hier à me contorsionner à travers des draps, serviettes, chemises et bobettes, à déplacer les trucs de façon optimale en espérant que tout soit sec le plus vite possible. Énergétiquement (consommation d’électricité) parlant c’est certainement beaucoup moins efficace, mais en termes d’énergie physique et psychologique de celui qui fait son lavage, c’est pas vraiment rentable!

Autre sujet qui devient récurrent dans mes billets, la neige! D’abord, que c’est beau sur les montagnes, c’est vraiment superbe, tout est blanc, majestueux. On dit qu’il y en a exceptionnellement beaucoup pour cette période de l’année. Et pour cause, il parait que l’hiver dernier il n’y en a pas eu à Lausanne avant février et pour une journée seulement. Présentement, chez nous, il y en a depuis mardi soir, c’est tout blanc et ça n’a pas l’air de vouloir fondre encore aujourd’hui. Ils ont même passé la gratte.

Nouvelle preuve de la météo verticale, on n’a qu’à marcher quelques minutes vers le bas de la ville pour s’apercevoir qu’il n’y a là plus aucune neige. Nous habitons à la limite de la neige, c’est impressionnant. Plus bas que l’hôpital, juste un peu plus bas, il n’y a rien. Ca commence chez nous, et c’est tant mieux. Je ne serai pas encore trop optimiste, mais si la tendance se maintient on aura un Noel presque blanc. Vous auriez dû me voir les matins cette semaine sur l’asphalte givré ou enneigé sur ma trottinette. A certains endroits, j’étais simplement incapable de me pousser, je « virais de t’sour ». Et puis lorsque j’arrivais à avancer, c’est pour tourner que j’avais toutes les misères du monde. Aucune adhérence, ça m’aurait pris des cares sur mes roulettes!!!

Pour le reste, l’école avance très bien. J’ai beaucoup de présentations planifiées pour la semaine prochaine, j’ai surtout travaillé sur PowerPoint cette semaine pour préparer tout ça. Ca s’enligne très bien… Les cours se terminent, les profs donnent leurs « suggestions » pour la préparation aux examens de janvier, et on essaie d’étudier et de cibler d’avance des questions à poser avant la fin des cours sur la matière qu’on n’a pas comprise pour essayer de tirer un peu d’information des profs. On ne les verra plus pendant un mois avant d’aller se faire évaluer… Je trouve le concept un peu étrange, je pense que le mois de janvier sera intense et que j’y aurai besoin de beaucoup de motivation pour réussir à tout faire à mon goût!

Aussi, cette semaine, on a parlé projets. D’abord, celui sur lequel je travaille depuis le début de la session, qu’on pourrait intituler « caractérisation et amélioration de chaussures de sports ». Un projet très intéressant, très pratique aussi. Nous avons développé des méthodes pour tester des chaussures de sports, et développé les méthodes de calcul et des « équations » pour analyser et comparer les résultats obtenus. Nous avons bien travaillé, les profs et l’entreprise sont très contents de nos résultats. Disons que de travailler sur des chaussures a fait drôlement changement que de travailler sur des échantillons de métal. En métallurgie, on teste avec des forces de plusieurs milliers de newtons… ici, on a travaillé bien souvent avec des 10 ou 20 newtons, des pinottes!!! Nous avons à faire la présentation finale cette semaine, nous avons une tonne de résultats à présenter et ça risque d’être très intéressant… On maîtrise bien le sujet, je pense que ce sera très bon.

Aussi, nous avions cette semaine à choisir les projets sur lesquels travailler pour la session prochaine. Cet automne, c’étaient des projets en équipe. Une chance pour nous, les étrangers. C’est beaucoup plus facile de s’intégrer et de comprendre comment fonctionne l’école avec des coéquipiers déjà habitués, déjà EPFLiens… Et puis là, pour l’hiver, on fait ça en solo.

J’ai choisi d’aller travailler avec un laboratoire de simulation en métallurgie. J’hésite encore, mais je vais probablement faire un projet sur la simulation de la diffusion d’hydrogène dans l’aluminium à l’aide du logiciel ProCast, un outil qui permet de prédire numériquement le comportement du métal lors de sa solidification pendant la coulée. Autrement, l’autre sujet, plus fondamental celui-là, concernerait l’étude de la morphologie d’un pore gazeux pendant la solidification. Une image en 3D existe de l’évolution d’un tel pore, il reste à analyser les résultats qui sont obtenus… Il y a dans les deux cas pas mal de travail, mais peu importe. C’est exactement le genre de projet que je voulais faire, dans un des deux gros laboratoires de métallurgie de l’EPFL qui sont reconnus internationalement pour la qualité de leurs travaux. L’automne prochain, lors de mon projet final, j’envisage de travailler dans l’autre de ces deux labos…. Ca va me faire de bonnes expériences, ça me donnera l’occasion d’apprendre beaucoup dans un contexte très dynamique et avec des gens qui sont à la fine pointe de ce qui se fait présentement dans le domaine… J’ai bien hâte de voir!

Par-dessus tout ça, en plus de « l’académique », ma dernière semaine a bien sur été « socialement active »… J’ai eu deux soirées, l’une avec un ami français, un chamoniard étudiant à l’EPFL, l’autre avec une amie québécoise de St-Nazaire, au Lac-St-Jean… Ca a bien rempli ma semaine, c’était dans les deux cas très agréable! Avec en prime tous les travaux et le manque de sommeil, ma grasse matinée du samedi matin était la bienvenue!

Sur ce, je vous souhaite une excellente semaine! Bonne fin de session à tous mes collègues étudiants d’un peu partout qui sont, comme moi, en plein rush! Le 19 décembre est une date encerclée en fluo avec un gros YÉÉÉÉ! sur plusieurs calendriers!!!

Bonne semaine, bonnes tempêtes (de neige… et politiques!) aux québécois/canadiens. D’ailleurs, parlant de politique, je suis presque déçu de ne pas être sur place pour suivre tout ce qui se passe depuis deux mois! J’écoute le Téléjournal presque tous les jours via internet et je trouve ça passionnant! Et puis ça me permet de rester un peu au Québec, j’aime ça… ça fait du bien. Chose certaine, je peux beaucoup plus vous parler de l’actualité québécoise que de l’actualité suisse. Surtout qu’on entend parler d’Alma à tous les jours depuis quelques temps….

Enfin bref, à bientôt!

mardi 9 décembre 2008

Un petit signe de vie...

Salut!

Ben oui, c'est la fin de session. Une des pires depuis longtemps! Y travaillent fort les étudiants de l'EPFL, y sont habitués. Pour moi, ça demande quelques ajustements. J'y arrive assez bien, mais faut que j'y travaille. Mais bon, ça va!

Autrement, quelle joie ce soir j'ai eue d'expérimenter "la météo verticale" dont j'avais déjà parlé. Chez nous, notre appartement, nous sommes à environ 600 mètres d'altitude, soit 250 mètres au dessus du Léman. Par contre, l'École est située juste au bord du lac. La conséquence concrète de tout ça: en quittant l'EPFL à 21h, il mouillait à siot. Et puis en arrivant chez nous 30 minutes plus tard par le métro, ben il y avait un bon 3 pouces de neige partout. J'étais beau à voir avec ma trottinette dans ce mélange gelé, un peu "slotcheux" à pratiquer un sport entre le ski nautique, le télémark et la planche à voile (c'était très mouilleux et il ventait à écorner les boeufs!!! voilà pourquoi je dis que je faisais de la planche à voile!!!) C'est déjà la deuxième fois que c'est blanc devant mes fenêtres depuis quelques semaines. Pour une ville où il ne neige pas, c'est pas si mal. Et l'hiver n'est même pas commencé. Ya un peu d'espoir!

Autrement, les derniers jours ont été riches en émotions, plaisirs et cafard. Oli et Chantal, deux québécois (nos anciens voisins) avec qui nous sommes devenus très bons amis, ont quitté samedi pour retourner au Québec. Nous les avons hébergés jeudi et vendredi dernier, où on a eu beaucoup de plaisir! Vendredi soir, nous avons organisé une soirée chez nous pour souligner notre arrivée dans ce nouvel appart, la fête de Jess... et le départ de nos amis. Il y avait une vingtaine de personnes, c'était vraiment très agréable et nous nous sommes aperçus que notre appartement est un très bel endroit pour faire ce genre de soirée. C'était super trippant, pas trop bruyant avec de la place pour tout le monde et des gens de 5-6 nationalités... Et puis samedi après-midi je suis allé reconduire nos amis à la gare en compagnie de Caro, une autre amie québécoise, collègue de Jess. Moment chargé d'émotions, c'était triste de voir partir ces chums avec qui on s'entend si bien... Parce que Lausanne, bien qu'étant une ville superbe à tous les points de vue, située dans un pays magnifique, c'est aussi et surtout le lieu où nous rencontrons une foule de gens super, de bons amis... C'est donc une petite page de notre voyage qui se tourne avec leur départ, mais ce n'est qu'un "à bientôt!" avec promesse de se revoir, garantit!

Par ailleurs, Jess est présentement... en Tunisie, dans le sud, au bord de la mer, à se faire dorer au soleil... Il n'y fait pas super chaud, mais une vingtaine de degrés de plus qu'à Lausanne font une grosse différence quand il fait zéro ici! Je trouve ça un peu difficile d'être séparé, depuis des mois nous étions toujours très près l'un de l'autre... Et puis si au moins Oli était encore ici, je serais toujours chez lui, ça m'occuperait! Bon, je suis loin d'être démunis et j'ai de toute façon plein d'amis à voir, mais côté émotions, avec Jess, Oli et Chantal qui sont partis samedi, j'ai eu un petit down en fin de semaine. J'aurais dû travailler dans mes livres. M'ouais. Mais le coeur n'y était pas... Là ça va mieux de ce côté, faut dire que la pression s'accumule et j'ai de moins en moins de temps à perdre d'ici à la fin!

Et puis par dessus ça, je planifie nos prochains voyages, sorties et autres divertissements... Mes parents et mes deux frères arrivent dans deux petites semaines. J'essaie de planifier quelques activités. J'ai aussi réservé des billets de trains et un appartement à Paris pour y aller avec mon frère qui sera à la fin janvier de retour d'un stage en France et prendra l'avion pour le Québec. Nous irons avec lui, moi et Jess, passerons quelques jours à Paris pour accueillir mes beaux-parents... après quoi, cap vers Marrakesh, Maroc! Et puis entre les trois semaines de visite de mes parents et les deux semaines avec mes beaux-parents, j'ai les trois semaines d'examen de l'EPFL... (ici, il n'y a aucun examen pendant le semestre. Tout se fait au mois de janvier, après les cours, lors d'une session spéciale de trois semaines d'examens) Encore une vie bien remplie!!!

Voilà, c'est pas mal ça pour un résumé rapide et disparate de ma vie présentement, toute éparpillée, avec de la broue dans le toupet (ah oui, en plus de tout ça, faut aussi faire l'épicerie, le ménage et un peu de lavage...)

Sur ce je vous dis à bientôt j'espère, je suis désolé du délai beaucoup trop long à mon goût depuis ma dernière écriture sur ce blogue... A bientôt, tension à vous!

lundi 24 novembre 2008

Une journée "presque" typique

Salut! Cowboys Fringants à tue tête en ce lundi soir, je ne peux m’empêcher de vous écrire un mot… Suivant la riche idée d’un de mes frêrots qui nous a fait une description de sa journée alors qu’il manquait d’inspiration pour un courriel, je reprends le concept pour vous décrire ma journée d’aujourd’hui, à la fois pas ordinaire et « presque ordinaire »… C’est assez typique d’un étudiant qui n’a pas que ça à faire!

6h52 : le cadran sonne à tue tête, je m’empresse de le snoozer pour ne pas réveiller ma blonde, en congé aujourd’hui…

6h56 : le cadran resonne, j’le resnooze comme un pro! J’me suis pourtant couché tôt hier, mais j’ai mon dimanche dans le corps… Superbe météo, neige fraiche, et n’ayant pas visité les Alpes depuis quelques semaines, j’me suis payé une sortie aux Diablerets. Arrivé là-bas, j’y trouve un bon pied de neige, un grand ciel bleu… et trois québécois qui comme moi ont le projet de marcher, sans but, sans raquettes et sans skis… Ya ben juste des québécois pour faire ça : faire de la randonnée pédestre dans d’la poudreuse! On a profité de la superbe journée… bref, une image vaut mille mots : consulter le site web avec nos albums photos! Donc, retour à la réalité, il est 6h58 et chuis racqué de partout!!

7h00 : ça re-resonne, et cette fois c’est la bonne. Hop! Une douche, une sandwich aux bananes, je vérifie mes courriels et je suis repartit pour une superbe journée d’étudiants quasi suisse… L’avantage d’un appart, au contraire du studio d’il y a une semaine, c’est que la lumière et le bruit ne sont plus un problème pour Jess qui dort encore!

7h34 : Je file à vive allure sur ma trottinette pliante achetée pour une bouchée de pain en septembre (un jouet en fait), à travers un pouce de neige. C’est entre du ski, du snow et du skate, ça glisse de partout et je ne suis pas convaincu d’avoir le parfait contrôle… mais c’est terriblement efficace pour me rendre au métro!

7h39 : le nouveau métro ultra moderne me permet de descendre Lausanne super vite. Je transfert pour l’EPFL et j’en profite pour contempler les Alpes en écoutant la dernière édition « des Années Lumières » de Radio-Canada sur mon IPod, histoire de rester culturellement pas trop loin du Québec!

8h15 : début du cours de « Biomécanique du système cardio-vasculaire ». Passionnant, mais ô combien pénible pour un lundi matin. Une chance que le prof donne un bon show parce que je succomberais à la lecture du journal gratuit qui traîne à côté de moi. Entendre parler d’ECG, de pression aortique et de propagation d’onde artérielle en ce lundi matin a quelque chose d’intimidant!

9h57 : le cours termine 3 minutes en avance… Trois précieuses minutes de plus pour faire la longue liste de choses à faire… C’est le début du rush!

10h14 : après avoir envoyé et reçu 5-6 courriels, je rejoins le laboratoire de technologie des composites où nous faisons ce matin des tests mécaniques sur des mousses d’EVA (genre de caoutchouc pour les néophites, le matériau qui constitue les semelles de 99% des espadrilles de la planète, et j’exagère à peine!). On a le contrôle de la machine, on a réussi encore une fois à faire un montage pas mal, et on teste… et on produit des données à la tonne, données qu’il faudra bien entendu analyser!

11h08 : les essais sont terminés. Direction le labo d’informatique pour exercer mes talents « d’Excel », faire quelques graphiques et sortir des valeurs des données fraîchement produites… Le tout entrecoupé de quelques amis croisés au passage avec qui on jase de nos fins de semaine… de mon « trip de poudreuse »…

12h03 : déjà. Merde. Pas fini mes graphs, faudra que je continue plus tard… C’est l’heure d’enfiler une paire de sandwiches jambon-fromage-cornichons savamment préparée en vitesse ce matin.

12h28 : après un coup de téléphone à ma blondinette qui profite vraisemblablement d’une bonne journée de congé pour ne rien faire, je rejoins une collègue pour des tests psychologiques. Oui oui, vous avez bien lu. Je suis sujet pour une expérience en psychologie cognitive. C’est ça que ça fait de s’intéresser à tout! En gros, je m’installe devant un écran d’ordi noir où bougent dans un désordre quasi-total des petits points blancs. Je dois simplement dire de quel côté semblent aller les points. L’idée, c’est que je « m’entraîne » à ça quelques fois par semaines, et ils voudront mesurer d’ici deux semaines si j’ai « appris » à reconnaître le mouvement des points au fil de mes séances… Un peu particulier à première vue, mais j’m’y investis de bon cœur… Pis en plus c’est payé!

13h12 : On arrive à l’amphithéatre de l’institut des matériaux, juste à temps pour des séminaires pa-si-on-nants (sarcasme, plutôt une perte de temps en ces jours très occupés…). Mais puisque les autres m’ont écouté lorsque j’ai présenté, je fais pareil sans broncher!

15h17 : en plus d’être plattes, les séminaires s’éternisent. Déjà dix-sept minutes qu’on devrait faire autre chose!

15h44 : après mes traditionnelles visites sur les sites de nouvelles et mes courriels, à ma petite routine de quand je me connecte sur le web, j’me mets finalement au boulot! Plan de match : terminer les graphs pas finis le matin, et puis faire d’autres graphiques, pour un autre cours.

16h33 : graphs du « projet espadrilles » finis. J’enchaîne avec ceux de Biomécanique du système musculo-squelettique… En gros, on doit monter une présentation orale sur un article scientifique qui étudie la perte osseuse des cosmonautes de la station spatiale MIR pendant des séjours de 6 mois en apesanteur… Très intéressant, mais on n’y comprend pas grand-chose!

17h53 : Après avoir un peu perdu mon temps et bretté avec des niaiseries, j’ai fini. Moi qui voulait poursuivre un travail de technologie des composites, le temps me manque… J’écris encore quelques courriels, je vérifie quelques trucs, mais en gros ma journée de travail s’arrête ici… du moins pour l’instant!

18h27 : J’attrape un Kebab à la roulotte juste à côté du pavillon où je travaillais… et pis je le mange en chemin vers le métro. Ce soir, c’est une grande première : j’m’en vais à l’opéra! L’opéra de Lausanne a vendu à rabais (5.-Fr, une aubaine…) des billets étudiants pour la générale de leur production actuelle, « La Traviata ». C’est donc un soir de première pour moi, première fois à l’opéra…

19h07 : arrivée dans le hall de l’opéra. Première impression : je suis au cœur des mondanités lausannoises! Tout le monde est beau, propre, chic, on dirait presque qu’ils se forcent pour mieux parler… Non, j’exagère, mais quand même. Je jure dans le décor avec mes jeans, mon imper, mon sac d’école… et surtout ma trottinette rouge marquée « Osterreich » en gros…

19h24 : Assis en plein centre de la salle (Q3), je vois apparaître un ami québécois de l’EPFL… Quelle surprise! On commence à jaser, bien contents de voir qu’on n’est pas seul à l’opéra en ce lundi soir! Moi, je suis novice. Lui, il est abonné à l’opéra à Montréal depuis quelques années. C’est donc un connaisseur. Une chance pour moi qui découvre tout ça!

20h04 : le premier acte se termine sur une scène d’amour passionné entre les deux principaux protagonistes. J’ai le souffle coupé. Première impression : WOW! Autant qu’on peut avoir d’la misère à écouter l’opéra quand on ne le voit pas, autant ça prend tout un sens lorsqu’on y est assis. Le jeu d’acteur, les décors, les costumes, l’histoire… ça c’est le côté théâtral… et puis il y a l’orchestre, la musique, le chœur… et les voix! Ça c’est pour la musique. Le tout mis ensemble, c’est toute une performance.

21h32 : fin du deuxième acte où se sont mélangés dans une mise en scène à couper le souffle les solistes, le cœur d’une trentaine de chanteurs et quelques danseuses. Pas de collisions, mais une foule de mouvements, de courses et de sauts… des jeux d’ombre et de lumière. Et toujours cette musique… sans fin…

22h29 : tombée de rideau. Ben oui, est morte. C’t’ait une tragédie… un troisième acte plutôt très tragique, triste… Assis dans mon siège, à applaudir, j’observe. Cette mise en scène, en plus de tous les mouvements et les chorégraphies qui doivent être habituelles pour cet opéra, il y a ici quelque chose de très esthétique : tout est noir, ou blanc. Les costumes, le décor, très simple et épuré… On joue sur la lumière, les ombres, de gros modules qui bougent pour modifier presque à volonté l’environnement de la scène et faire passer d’un endroit blanc, lumineux et joyeux au départ à une finale chargée de noir, de cachettes et de drame… Bref, j’ai adoré mon expérience. Et c’est là que prend tout son sens l’expression « faut le voir pour le croire ». Vous auriez pu me raconter que l’opéra est beau, splendide, magique ou n’importe quoi, tant qu’on ne fait qu’écouter la musique sans l’avoir vue, on n’a rien vu! Et puis ce soir c’était semble-t-il la générale… tout avait pourtant l’air parfaitement rodé. Et mis à part quelques rare notes un peu étouffées pour ne pas se fatiguer la voix, les solistes ont donné le spectacle aux 1000 personnes présentes (oui oui, pour la générale, c’était salle comble…)

22h49 : grâce au fabuleux métro ultra rapide (et à ma trottinette acrobatique sur le sol givré) je met 15 minutes pour rentrer, ce qui m’aurais pris 30-35 minutes en bus il y a un mois…

23h17 : après avoir retrouvé avec plaisir ma blondinette, lu encore une fois mes courriels et trotté un peu sur Facebook, je me mets à l’écriture de ce billet qui raconte une journée presque ordinaire au cœur de ce séjour en Suisse extraordinaire…

00h18 : voilà, c’est maintenant

00h19 et la suite : faudrait encore que je « checke » un devoir, que j’me lave… et que j’me couche histoire de recommencer presque la même chose demain dès 6h52 plus deux, voire trois ou quatre snoozes…

A bientôt!

Après relecture, j’abandonne… Pas de travaux pour ce soir, mon lit m’appelle!! J’me douche et j’vous dis bonne nuit!

vendredi 21 novembre 2008

Look d'hiver


C'est tout blanc! Une vue d'hiver comme ça ne doit pas arriver trop souvent à Lausanne... Ca fait changement! (Photo prise de la fenêtre de notre appart à 7h ce samedi matin)

Il neige à Lausanne!!!

Bon, je sais bien que ça fait deux ou trois semaines que le blogue est mort… Rien à dire là-dessus. Ou seule excuse à donner : je suis trop occupé pour écrire. C’est pas qu’on n’aie rien fait, au contraire… Voyage dans le Tessin, travaux scolaires à la tonne (c’est à peine exagéré…) et déménagement… Mais là j’écris pour quelque chose de bien plus important, quelque chose de première importance en fait : 21 novembre 2008, 23h41 : il NEIGE! Yahouuuuu! Rien de plus à ajouter. C’est juste vraiment cool, on ne s’attendait pas à ça en ce vendredi soir et ça fait changement de la flotte!

Pour le reste, on vient effectivement de déménager, ce qui fait un énorme changement dans notre vie… De notre 1 et demi de l’avenue de Béthusy, on passe à un trois et demi (système québécois, ici ils appellent ça un 2 pièces…). Tout est très beau, planchers refaits, grandes fenêtres qui donnent au sud, plafonds hauts… et puis on s’est équipés, tout en usagé, pour vraiment pas cher et très très bien. Bref, c’est une excellente chose et nous sommes maintenant beaucoup mieux installés, c’est vraiment plus fonctionnel!

Sur ce, je vais au lit, et j’espère de tout cœur être en mesure de réécrire bientôt pour plus de nouvelles et de détails. En attendant : il neige! Pis en plus c’est la fin de semaine! A bientôt.